Le Trou de Fer par le Sentier de l'Ecole Normale

Publié le 12 Avril 2008

Lorsqu'on n'a pas marché depuis un moment, mieux vaut choisir pour repartir d'un bon pied, une balade pas trop difficile. Le Sentier de l'Ecole Normale pour aller mirer le point de vue sur le Trou de Fer, fait partie de ces mises en jambe. Au marcheur occasionnel, il offrira l'opportunité d'une virée en forêt primaire, là où la végétation est complètement folle. A consommer sans modération aucune.
Nous sommes le deux mars 2008 au matin. Il est 8h10 et le bus vient tde nous déposer au parking devant la barrière sur la route forestière de Belouve/Bebourg.
La première sensation c'est le froid : surprenant, car même si nous ne sommes pas au niveau de la mer, nous sommes en été austral et en été austral, si les bas sont étouffants, les hauts sont juste comme il faut. Là ce n'est pas le cas. On se pèle. Mais ça ne va pas durer. A l'abri de la forêt, le simple fait de marcher va nous réchauffer.

 

Ceux qui ont connu le sentier il y a quelques années ont sans doute quelques souvenirs émus du véritable bain de boue que prenaient, au minimun nos chaussures, lorsqu'on se risquait sur ce chemin. Le challenge était de rester debout pendant toute la randonnée. Et ce n'était pas chose facile : les occasions de se vautrer étaient véritablement très nombreuses. Et je ne parle même pas des passages où le chemin était tellement détrempé, qu'il fallait s'accrocher au arbres du bord pour tenter d'éviter une immersion totale des chaussures. C'était un peu physique tout ça, surtout pour ceux dépourvus du moindre instinct ancestral genre agility sur branchage.
Bref, tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui, c'en est terminé. Le chemin est jonché de pontons divers et variés qui nous évitent le crottage en règle de nos chaussures (quoique). On peut toujours glisser, car les pontons eux aussi peuvent être humide (et le bois c'est nettement moins mou que la boue question point de chute), mais en faisant un minimum attention, on progresse bien plus vite qu'avant !
Mais là on en est rendu à un point où il n'y a quasiment plus de chemin naturel, pratiquement que du ponton : excessif ? C'est vrai que ça met la balade à portée de bien plus de monde, mais la marche sur latte de bois, au bout d'un moment c'est vrai ça finit par manquer de naturel. Ca n'empêche pas la nature environnante d'être toujours aussi fascinante, comme ces frondes de  fougères arborescentes (ci-dessus à droite). Je ne m'en lasse pas ...
Et quand on sort de la forêt à pontons c'est finalement pour se retrouver sur la route forestière (interdite à la circulation), mais qui fait quand même un tantinet boulevard, même si c'est un boulevard bien vert ! Heureusement, nous replongeons bien vite dans la forêt en direction de la grande mare que je n'aurai jamais vu aussi haute (pas de photo).

 

Passé la grande mare, nous remontons toujours en direction du trou de fer, en marchant toujours sur les pontons.

 

Il ya quelques plantes en fleurs comme celle ci-dessous dont j'ignore le nom.

 

Le chemin dangereux, c'est celui-là. Un souvenir cuisant !
Encore d'autres fleurs dont j'ignore le nom :

 

Par contre, je sais qui sont celles-là : ce sont des fleurs de vacoa, que j'ai du prendre en vitesse, car il commençait à pleuvoir un peu. Et d'après ce que j'ai pu en voir ce sont des fleurs mâles. Mais bon, si quelqu'un de plus compétent que moi passe par ici et peu confirmer. J'ai aussi un album consacré entièrement au vacoa.

 
 

Avez-vous remarqué sur certaines photos la présence de grillage sur les pontons ? C'est apparemment utilisé dans les endroits très humide pour nous empêcher de glisser !
C'est à 9h45 que nous arrivons au croisement de la descente vers le Trou de Fer. Tout en bas nous attend le point de vue. Sept minutes nous plus tard nous y sommes.



 

10:00   10:02
 
10:03   10:05

Voilà, après dix minutes d'attente, ça se met à se déchirer.  C'est ça le trou de Fer. Les nuages vont, viennent. Des fois, il faut attendre bien plus de dix minutes. Et d'autres fois encore, rien ne sert d'attendre. C'est comme ça, c'est la loterie.
On ne sait jamais à l'avance. C'est la surprise ...
C'est pas le tout, mais après, il faut remonter. Nous n'allons pas rebrousser chemin mais faire une boucle, qui va nous conduire jusqu'au gîte de Belouve.
Regard en arrière dans la montée :

 
Parce que le plus dure nous attend finalement. Jusqu'au gîte, globalement, ça grimpe et c'est pas à coté. Il me faudra plus de deux heures pour y arriver.
En chemin, des tas de fleurs ou feuilles colorées attirent mon regard. Certains reconnaitront les fuschias - peste végétale ici, autrement dit plante à tendance hautement-envahissante.
 
 

Et nous retrouvons encore et toujours nos pontons ! Et nous finissons enfin par sortir de la forêt pour nous retrouver à nouveau sur le chemin forestier. Il est déjà 11h05. Je sais qu'à partir de là, je dois trouver le chemin vers le gîte plus loin sur ma droite, en laissant sur ma gauche "la Reine des Tamarins". Le chemin est large et caillouteux. C'est long, un moment, je finis même par me demander si je n'ai pas loupé le chemin à droite. Et puis non ... Il est 11h20.

 
 

Et c'est reparti pour quelques pontons, voire ponts tout court. A 11h40, je suis enfin à la rivière.

 
 

Encore un effort pour arriver au gîte de Belouve, à midi passé !

 
 

Ci dessus, notre iténéraire : suivre la ligne jaune coté droit du panneau par la Grande Mare, un aller-retour vers le Trou de Fer et ensuite retour par le coté gauche de la carte, toujours chemin jaune, vers le gîte de Belouve. Après manger nous prendrons les pointillés rouges pour descendre sur Hell-Bourg. De jour, cette fois-ci.
En attendant, les cryptomérias, ces arbres géants que vous pouvez voir sur la photos du dessus nous offrent une ombre salvatrice. Ca fait longtemps qu'on n'a plus froid !
Peu après 14h nous repartons. Il n'y a plus que de la descente. Face à nous, le Piton d'Anchaing domine la vallée.
Je serais en bas à 15h30, pile poil ce qui était prévu. Mais le bus lui sera en retard quasiment d'une heure. Peu avant le parking, la végétation devient de plus en plus verte (il faut dire que plus haut le côteau est complètement arrosé par le soleil). Et nous croiserons un bouquet d'hortensias, plante en phase d'envahissement sur l'île. Et une peste de plus ... parce que c'est beau dans les massifs !
Voilà, la balade est finie. A noter la douce odeur de porc qui nous cueille au parking où nous sommes obligé d'attendre notre bus quasiment une heure.

 
 

Rédigé par Annie

Publié dans #La Réunion

Repost 0
Commenter cet article

@lain 30/12/2008 14:52

Bonjour AnnieTout simplement magnifique cette balade ! Même si elle n'est pas compliquée elle a le mérite de faire découvrir de superbes site !!!On se voit alors début janvier 2009 avant que tu ne repartes ?Gros bisous et bonne fête de fin d'année@lain

joelle capron 07/05/2008 05:47

Bonjour AnnieJe cherchais des randonnées faciles et je suis tombée sur ton blog par hasard. Comme toi je suis une passionnée de photos. Ton blog est génial, les photos sont magnifique et les textes sont super. Je ne suis pas une très grande marcheuse mais je crois que rien que pour les photos je suis prete à prendre le risque.Bonne journée et continu c'est super

Annie 09/05/2008 06:58


Bonjour Joelle,
Voilà le genre de message qui fait énormément plaisir. Merci beaucoup pour tes encouragements.
Bon je vais essayer de ne pas le laisser en friche trop longtemps alors, ce blog ;-)
Bonnes randos !


colette 13/04/2008 22:41

Cou cou AnnieWouah, superbe ta randonnée et que de belles photos, j'avoue que je me suis attardée sur la fougères arborescentes, vrai c'est fascinant. Les albums picasa sont chouettes, là, c'est comme si on y était. Beau parcours.BisesCoco

Annie 09/05/2008 06:59


Merci ma Coco.
Bises. annie