Il y a des jours ...

Publié le 7 Juillet 2008

Ce soir, je voulais déposer deux pellicules photos à développer, parce que j'ai encore un "vrai" appareil, et que je m'en sers chaque fois que je sais que je vais avoir des conditions de lumière difficiles ou de la vitesse. Ca mon numérique, il ne sait pas faire. C'est un entrée de gamme, alors que mon argentique, c'est du costaud de chez costaud.
Donc, je l'ai pris pour la séance de kart de nuit organisée par un petit gars du service informatique. Moi, pas très intéressée par la chose, alors j'ai proposé de venir faire les photos.
J'ai terminé la deuxième bobine à une fête d'anniversaire hier. Donc munie de mes deux rouleaux 24 pauses, je n'avais plus qu'à trouver la perle rare : l'endroit où je pourrais faire développer le bidule.

J'avais décidé de partir de bonne heure du boulot pour aller chez un "vrai" photographe. Et pis pas de bol : je suis tombée sur un os, un problème que je ne suis pas arrivée à résoudre avant 18h, fermeture des locaux, en cette période de l'année. Lorsque je suis partie, j'étais donc déjà assez contrariée. Je n'aime pas laisser les choses en plan, tout en sachant que lorsqu'on tourne en rond, mieux vaut laisser reposer et reprendre le lendemain avec des yeux neufs.

Après 18h, c'était cuit pour le photographe. Le temps que j'arrive, ce serait fermé. Du coup direction un supermarché du coin, où je me souvenais d'un point photo dans la galerie marchande.
Faut vous dire qu'à La Réunion -  comme dans doute en d'autres lieux - 18h est une très mauvaise heure. Et paf, me voici coincée dans les célèbres emboutellages. Et c'est à petite vitesse et grande lenteur, que j'arrive enfin au supermarché en question.

Première déconvenue : le point photo a disparu, remplacé par un magasin de fringues. Gasp !
Je me dis qu'il y a peut-être un ramassage de pellicules dans le grand magasin lui-même et en effet très rapidement, je trouve sur un promontoir les pochettes bien connues dans lesquelles on glisse un rouleau.
Alors là, on vous annonce la couleur : les tarifs, les différentes qualités et patatati et patata. Il manque juste l'essentiel : où va-t-on récupérer les photos ?
Ni une ni deux , je me dirige vers l'accueil - pris d'assaut par des tas de gens avec des paquets dans les mains.
Moi je veux juste un renseignement. Je retourne dans les rayons, avec la stupide idée de trouver un vendeur, au "point vendeur". Evidement personne !

Alors je demande à la jeune fille de la téléphonie mobile si elle sait par hasard où on retire les photos une fois développées. Elle me dit que le vendeur est tout seul ce soir mais qu'il est là et que lui pourra me répondre. Au moins, c'est dit avec le sourire et gentiment. Je retourne donc vers le point vendeur.
Au bout d'un temps certain, débarque une vendeuse, avec sur ses talons deux clients. J'accroche son regard et je fais un signe bonjour de la tête, signifiant que - quelque part - j'attends mon tour.
Je poireaute donc, en attendant que ces messieurs dames résolvent leur problème d'adresse dans l'ordinateur et lorsqu'ils en ont terminé, je n'ai même pas  le temps de dire ouf, que la vendeuse, tourne les talons et se sauve à toute jambes. Là je dois dire que j'ai hautement apprécié.

Il m'est sorti de la bouche, un truc du genre  "d'accord, si ça les intéresse pas plus que ça de vende leur merde" - je ne  suis pas polie quand je suis énervée. Et je me suis barrée.
Direction un autre supermarché.
Devant l'accueil, toujours une bonne partie des mêmes gens que tout à l'heure. Mon renseignement de toute manière je ne l'aurai pas encore eu, si j'avais eu la patience de faire la queue.

Je passe sur le crétin qui parce qu'il ne rentre pas sur la voie rapide, mais reste sur la sortie se maintient à un joli 40 km/h (sur l'autre voie,; ça arrive juste à 110, c'est juste un petit peu dangereux d'arriver comme une tortue), et me voici sur le parking du second supermarché. Là je me rend compte qu'il y a un schmurz, parce qu'il y a plein de places libres sur le parking, chose hautement anormale pour l'heure. Et je me souviens alors, que dans une autre ville de l'ile un magasin de la même chaine avait annoncé son inventaire pour le 7 juillet. Eh ben apparemment celui-là aussi.
Si j'avais su tout ça, je serai rentrée directement à la maison au lieu d'aller faire le mariole à Sainte-Mairie, où appremment j'ai été transparente !
Il y a des jours ...

Rédigé par Annie

Publié dans #Tranche de vie

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Annickos 21/08/2008 09:55

J'étais passée pour te donner de mes nouvelles, ""me doutant bien que tu aurais la présence d'esprit de ne pas les imprimer!""Je te souhaite de ne pas vivre ce que je vis en ce moment. Et si cela était que tu puisses trouver quelque réconfort dans tes épreuves.

colette 07/07/2008 19:32

Coucou l'AnnieSi j'aurais su, j'aurais pas venu. (petit Gibus) dans la guerre des boutons.BisesCoco

Annie 10/07/2008 15:41


Eh oui, c'est bien ce que je me suis dit !
Bises. L'annie