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Les blogueries d'Annie De la Réunion, au milieu de l'Océan Indien, le regard d'une fille sur son époque et sa propre vie. Dans ce blog, on trouvera aussi bien des commentaires sur l'actualité, la société, la politique, que des annecdotes ou souvenirs personnels.

Rodrigues : traversée et caverne Patate

Annie
Aujourd'hui, nous allons traverser l'ile d'Ouest en Est, en voiture, avec Harry - notre gentil logeur - au volant.
Nous commençons par nous rendre à Port Mathurin pour aller chercher le permis de visite de la grotte Patate. En effet, l'accès à la grotte est réglementé et il faut avoir un laisser-passer qui indique le jour, l'heure de la visite et le nombre de personnes concernées. On passe également faire de l'essence, puisque les seules pompes sont-là et nul part ailleurs.
Nous prenons ensuite la route qui longe le littoral. Nous passons la baie aux Huitres puis la Baie du Nord. Je flashe sur les palétuviers.



En chemin nous apercevons une mureigne en train de sècher au bord de la route. Nous bifurquons ensuite vers l'intérieur en direction de La Ferme que nous dépassons pour nous rendre à Plaine Mapou. En chemin nous faisons une halte au point de vue de la Baie Topaze.


Puis nous arrivons à notre premier point de chute de la journée, la Pointe Mapou, dont voici quelques photographies.



Nous rebroussons ensuite chemin pour retourner à La Ferme et nous diriger vers la Carrière de Corail que voici :



La carrière a été abandonnée, mais on fait maintenant des figurines artisanales avec la pierre blanche.



Il est temps de se diriger vers la caverne Patate. En chemin nous croisons ces pêcheurs qui reviennent sur la terre ferme.



Nous arrivons sur le site de la Caverne Patate pil poil à l'heure du rendez-vous :11h30.
On commence à marcher un petit peu vers un kioske au loin.
Puis on descend par un escalier.



Harry nous avait prévenu : il fallait amener sa lampe torche, car pour des raisons de meilleure préservation des lieux, aucune lumière permanente n'a été installée sous terre. Le guide a une lampe bien plus éfficace que les notres !
Là aussi, sachant que nous allions dans le noir complet, je n'ai pas fait eonfiance à mon numérique et j'ai pris avec moi mon argentique préféré qui a un flash bien plus puissant et un autofocus digne de ce nom. Mais je n'avais jamais fait de photos sans lumière aucune. L'appareil n'a jamais posé problème pour les photos de nuit. Mais en extérieur, l'obscurité est rarement totale comme elle l'est sous terre. Je n'ai pu déclancher que lorsque le guide baladait sa torche puissante sur les détails. Sinon, rien, que pouik, pas de photo, car mise au point impossible !





La caverne Patate est très bien préservée. Il faut dire qu'outre l'absente de lumière permanente qui évite le développement d'algues, comme cela est arrivé dans certaines grottes françaises ouvertes au public, on ne peut non plus rien toucher, ni ramasser. Et avec le système des permis, la pression touristique sur le site est contrôlée. Espérons, que ça pourra durer ainsi longtemps :-) Au plus profond de la caverne, on est à 35 m sous terre. Il y a des endroits où le plafond est vraiment très haut. Inutile de tenter des photos dans ces cas-là. Le flash n'arrivera pas à tout éclairer. Il y a bien évidemment des stalactites et des stalagmites, des concrétions aux formes évocatrices, ici un chat, là une sorcière, là encore un homme (Winston Churchill sans son cigare ni son chapeau). Par terre, se dessine Maurice et d'autres îles. On nous montre un bébé stalagmite de 22 ans, tout minus, ce qui donne une idée de l'âge avancé des autres qui dépassent le mètre.



La balade sous terre est relativement facile. Il y a juste un ou deux passages pentus et un peu glissant où si on ne fait pas attention, les chevilles peuvent souffrir un peu, mais aucun endroit n'est vraiment dangereux. Cela n'empêche pas qu'il vaut mieux être chaussé de bonnes baskets histoire d'avoir le pied sûr. Sinon contrairement à nos grottes Métropolitaines, là-dessous il ne fait pas 10°C et emporter un pull est carrément inutile. La température reste clémente et tout à fait supportable avec un simple t-shirt.
La sortie, comme l'entrée se fait grâce à un escalier, bien plus grand cependant !



Sur la gauche lorsque l'escalier arrive à l'air libre, on peut contempler ces dernières concrétions.



Et voilà, la visite est terminée. Elle aura dure en tout ¾ d'heure. Nous remontons en voiture, direction route de l'Autonomie pour rejoindre Mont-Lubin où nous allons manger. Voici un point de vue en cours de route.



A Mont-Lubin nous choisissons un snack. Pour moi, ce sera poulet au miel et riz frit (riz cantonais).
Le repas terminé, nous reprenons la route pour terminer notre périple à la plus longue plage de l'île : Saint-François. Voyez comme elle est belle.



 

Pas moyen de résister à l'appel de l'eau dont la température est plus qu'agréable.
Après la pause salage, nous retournons au bercail, avec un petit détour à Grand-Bay, où la marée est basse.
En soirée, nous mangerons tous ensemble : nos hôtes Rodrigais, leur famille et la « « délégation Réunion » ;-)
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Commentaires
C
Merci des précisions
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C
Belles images. Pour les grottes connais-tu leurs origines (calcaires ou tube de lave). J’ai bien une petite idée, mais je préférerais que tu me le confirmes (sauf erreur de ma part, l’île Rodrigues est d’origine volcanique).
Répondre
A
Voici l'explication technique ici :http://www.intnet.mu/iels/220401_caves.htm<br /> "Il existe deux principaux types de caves à Maurice : les caves de formation calcaire (dite Karst), et les caves formées par les coulées de lave après les éruptions volcaniques. La différence entre ces deux types de caves est que celui de formation calcaire, c'est-à-dire causée par l'interaction graduelle entre l'eau de pluie acidifiée et les plantes en décomposition qui pénètre dans le sol et les roches à travers des crevasses, a un processus de formation très lent qui prend de milliers et mêmes des millions d'années. L'écoulement de l'eau au goutte à goutte et son accumulation au sol donnent alors naissance aux fameuses stalagtites et stalagmites qui sont généralement d'une grande beauté. La Caverne Patate, sur la côte sud-ouest de Rodrigues ainsi que certaines caves de La Prairie et Treize Cantons, dans le sud et le sud-est de Maurice en sont des exemples. Par contre, les caves de lave sont, elles, le fait de petites explosions du flot de la matière incandescente provenant des volcans dans sa descente vers la mer. A Maurice, la formation ces caves et cavernes, qu'on appelle aussi boyaux de lave, remonterait aux environs de 25 000 ans selon les calculs scientifiques de Prem Saddul qui a fait des recherches en géomorphologie."<br /> <br /> Calcaire donc  !<br /> Bises. annie