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Les blogueries d'Annie De la Réunion, au milieu de l'Océan Indien, le regard d'une fille sur son époque et sa propre vie. Dans ce blog, on trouvera aussi bien des commentaires sur l'actualité, la société, la politique, que des annecdotes ou souvenirs personnels.

Le blues d'une quarantenaire enveloppée - Acte III

Annie
Dans la série, c'est moche de vieillir, retrouvons donc notre héroïne dans sa quête d'un corps moins protéiforme, ou plutôt plus - je n'irai pas jusqu'à dire svèlte - mais restons fou quand même et disons "tonique".
Voilà, tonicité par opposition à mollassonerie ou flasquitude - rayez la mention inutile tout en essayant d'en garder au moins une, ce serait sympa.
Donc je ne vous raconte pas les efforts (même si c'est le troisième épisode, hein) de bibi non pas pour rester mince, car dans ce cas il faut l'être mais pour éviter le rayon "grande taille", sachant qu'entre le 44 et le fameux rayon grande taille qui commence à 50, existe un désert inadmissible en confection féminine. Vous faites du 46 ? Malheur à vous ! Pour vous habiller, ce sera la croix et la bannière. Question choix, ne rêvez pas : vous prendrez ce qu'il y aura, et il n'y aura pas grand chose, je vous le garantis !
Du coup la motivation est grande pour passer à la taille du dessous, le convoité 44, là où la confection féminine commence vraiment. Vous pourrez vous ruiner éclater dans les magasins de fringues, avant de vous rendre compte, qu'avec le 42, c'est encore mieux, mais que les risques d'assèchement impromptu du compte en banque sont aussi plus grands. Je vous explique : les frustrées de la confection comme moi deviennent des acheteuses frénétiques, le jour où elles retrouvent dans un magasin où subitement tout leur va, quand quelques mois auparavant, deux tailles plus haut, c'était tout le contraire. Vous passez alors par plusieurs phases : l'incrédulité (quoi je rentre dans du 44 ?), la joie (quoi, je rentre dans du 44 !), et le tronche à la présentation du ticket de caisse (quoi, tout ça pour du 44 ?).
Vous ne boudez tout de même pas votre plaisir le soir, lors la séance "je présente mes nouveaux achats à Doudou". L'oeil frétillant, et l'index soulignant l'événement à mesure que les paroles sont prononcées, vous annoncez "et c'est du 44 !". Doudou mort de rire. Passons. Il aura droit au défilé complet quand même. Car le chemin jusqu'au 44 aura été long et semé d'embûches et une participation minimum du Doudou à la joie retrouvée de la boulimie de fringues est exigée !

Sinon, à part ça, savez-vous ce qu'est une fasciite plantaire ? Moi jusqu'à l'année dernière, je l'ignorais totalement.
Je l'ai découvert après une mémorable séance de body-attack. Non, ce n'est absolument pas un sport de combat, c'est le nom pompeux donné par une chaîne de salles de sport à un cours de fitness basé sur la sollicitation cardio-vasculaire, avec au niveau des mouvements, beaucoup d'explosivité.
Non, ce n'est pas non plus un entraînement terroriste, l'explosivité désignant plutôt la façon dont vous sollicitez vos muscles dans ce type du cours. En simplifiant, on fait des bonds. On les appelle "Jumping Jack", "Superman", ou plus classiquement "kick". C'est par excellente le cours qui déchire -  dans tous les sens du terme.
Et ce jour-là, j'avais fait presque aussi bien que les  minettes du jour - presque forcément, car les minettes en question c'est sur 38 tout au plus et du moins de 30 ans, voire moins de 25. Concurrence hautement déloyale s'il en est. Donc j'avais bondi comme elles, très peu pris les options (moins cardio, pour souffler un peu). Pas peu fière j'étais, quand quelques semaines auparavant j'étouffais littéralement au bout de trois chansons (sur 7 au total). Cassée aussi, parce que jouer à la jeunette à plus de quarante balais, ça se paie. Mais fière de chez fière tout de même ! Super-Annie était née.
Et super-Annie, l'après-midi, après une petite sieste réparatrice, elle a eu super-mal sous le pied gauche, au point de ne plus pouvoir le poser à terre, jusqu'à ce qu'il soit un tantinet plus chaud. Super-Annie est passée de manière fulgurante à l'état de "super canard boiteux". Heure de gloire courte. Débâcle cuisante. Damned, n'ai-je donc sué vécu que pour cette infamie ?

Le soir venu, le vilain petit canard se connecta à internet, et fit une recherche auprès de son ami gougueule. Thème du jour : les douleurs sous le pieds. Conseil numéro un : quand vous avez un problème de santé, même si la curiosité vous démange, ne jamais chercher à comprendre ce qui vous arrive via internet. On n'y lit des tas d'horreurs. Et il n'est pas toujours facile de trouver une information pertinente qui émane vraiment d'experts et non d'experts auto-proclamés, bien souvent des gens qui prennent leur cas pour une généralité.
Epine calcanéene, épine Lenoir, inguérissable, ou recours à la chirurgie. Bref, les forums de sportifs regorgent de témoignages plus inquiétants les uns que les autres. Mais on apprend du vocabulaire et de fil en aiguille, on finit par tomber sur un site qui vous explique ça de manière simple et plus médicale.
Profil type  :  plus de quarante ans,  femme avec du sur-poids pratiquant un sport qui malmène les pieds (jogging, fitness). Nous y voilà. Sans attendre, j'ai commencé à faire les exercices recommandés, et surtout arrêté le body-attack en attendant des jours meilleurs. A ma visite suivante chez le médecin, j'ai obtenu une pommade - 7 jours de traitement. Entre temps, j'avais fait l'acquisition de semelles "gel" réputées pour absorber les chocs. Testée et approuvées avec mes chaussures de randonnée (car j'en avais bavé lors de la rando précédente avec une douleur permanente tout au long de la journée). J'ai également investi dans une balle de tennis qui me sert de balle de massage et que je roule sous la plante de mon pied gauche pour l'assouplir.
Après quelques mois de stand-by, le traitement et mes semelles high-tech maintenant aussi dans mes chaussures de fitness, j'ai testé - pas plus tard que le week-end dernier - à nouveau une séance de body-attack. Le pied a tenu. Youpi ! L'interruption a quand même été de plus de 6 mois.
Je ne dis pas que c'est gagné. Mais j'ai maintenant une méthode pour m'en sortir :
- une pommade que je peux acheter sans ordonnance
- une balle de tennis pour préparer le pied (veille et heure précédent la séance)
- des semelles antichocs efficaces
Le mieux, ce serait quand même de maigrir, mais ça sur commande, je n'y arrive pas vraiment ;-)
N'empêche, pour fin 2009, c'est objectif 42 ! Je vais en chier m'éclater.
Suite au prochain épisode !

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Commentaires
C
Coucou ma chère Annie Aîe, aîe, bin on change, soixantenaire cela te dis, ;) .Le coup de la balle de tennis c'est quelque chose de parfait, mais on peut l'utiliser pour se masser partout, jambes, dos....En tout cas, je parie que l'objectif 42 sera atteint fin 2009, mais poooôvre doudou.Gros bisousCoco
Répondre
A
<br /> Pov Doudou, pov Doudou : parait que rire c'est bon pour la santé <br /> Bises ma Coco.<br /> <br /> <br />
G
Quarantenaire ? Et la décennie suivante vers laquelle tu te diriges à cloche-pied (semble-t-il), tu seras «cinquantenaire» ? Bien la peine qu'il existe des mots plus agréables à l'oreille des puristes comme quadragénaires ou quinquagénaires. Qui qu'il en soit, bon courage pour l'objectif 42 (j'espère que tu ne parles pas de la poitrine, pas de blague !).Allez bonne année sportive et maigrichonne !
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A
<br /> Trois épisodes pour te rendre compte de ça ? ;-)<br /> Bon je ne sais pas pourquoi chez moi  le quadragénaire a disparu au profit du quarantenaire. J'espère que ce n'est pas trop grave ;-)<br /> Et pour le 42, merci pour tes encouragements, j'en ai vraimen besoin ! :-)<br /> <br /> <br />