Michael Connelly : Deuil Interdit
17
août
2005
La période des vacances est bien souvent l'occasion pour moi de me remettre sérieusement à la lecture. Aussi aujourd'hui parlerai-je du texte d'un autre : Michael Connelly.Connely écrit des romans policiers dont la plupart se déroulent à Los Angeles.
Cet été je n'ai lu que deux de ses bouquins : "L'oiseau des Ténèbres" et "Deuil Interdit".
Sur le premier, je ne dirai pas grand chose sinon ma déception par rapport à un roman qui m'a semblé baclé : après un début prometteur un peu sur les traces de "Seven", on reste coincé dans un tribunal, ne se demandant pas très longtemps le pourquoi, vu l'intrigue qu'on voit se dénouer gros comme la maison. Cependant, la force de Michael Connelly est toujours dans cette capacité qu'il a de vous mettre dans le bain. On EST au tribunal. On voit la justicie américaine fonctionner. Comme dans un reportage. Et ça, ça fait qu'on abandonne pas le livre en cours de route, même si le dénouement est sans surprise. Connelly tittille le curieux, capture l'intérêt, même avec un scénario faiblard.
Par contre le deuxième "Deuil Interdit", m'a beaucoup plus plu, même si j'ai trouvé le coupable avant l'inspecteur Bosh (nananèreuh) . L'histoire est celle du Département des Affaires Non Résolues où Harry Bosh débarque mettant fin à quelques années de retraites. Il se lance avec sa coéquip!ère Kiz Rider à la poursuite d'un meurtrier, celui qui a tué 17 ans auparavant une jeune fille du nom de Rebecca Verloren.
On patauge grave avec Bosh et Rider qui ne savent pas quoi faire avec leur "correspondance" (ADN) toute nouvelle. Le gars désigné s'il a à coup sûr un rapport avec l'arme, ne semble pas relié à la victime. On suit les inspecteurs chercher à remonter le temp et se casser les dents sur des impasses. Avec eux, on sera un peu perdu.
Connelly profite de ce roman pour jeter des ponts sur des histoires futures par petites allusions furtives, comme par exemple sur une certaine Cassie Black ("la lune était noire"). Comme dans toute série américaine qui se réspecte, l'auteur construit des fils à destinations des "fidèles", créant ainsi une sorte de connivence et surtout une addiction encore plus forte :-) (la suite, la suite !).
Pour le coup, l'histoire en semble plus aboutie, d'autant plus que comme à l'habitude, on a réellement l'impression d'être au coeur de l'enquête et de vivre les choses en même temps que les personnages. Par élimination on réussit à trouver le coupable, mais très peu de temps avant les inspecteurs eux-mêmes (ne pas lire en continue donne le temps de cogiter ;-)).
J'ai retrouvé dans cet "épisode" l'ambiance qui m'avait tellement plu dans les premiers volumes que j'avais lu, même si mon préféré reste encore et toujours "les égoût de Los Angeles".
Si vous ne connaissez pas Connelly, commencez donc par celui-là. Vous le verrez à l'oeuvre dans un exercice pour lequel il excelle : la creation d'un univers. Vous découvrirez un Los Angeles qu'on ne montre pas aux touristes. Celui qui transparait aussi dans Boomtown.
Et si vous aimez les romans policiers, plongez de toute urgence dans ce Los Angeles là. C'est un voyage que vous ne regretterez pas.
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