Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les blogueries d'Annie De la Réunion, au milieu de l'Océan Indien, le regard d'une fille sur son époque et sa propre vie. Dans ce blog, on trouvera aussi bien des commentaires sur l'actualité, la société, la politique, que des annecdotes ou souvenirs personnels.

L'affaire Guillermito

Annie
Le surf a ceci de particulier qu'il vous promène de site en site, selon votre intérêt. Ainsi ce que vous lisez ici, va vous inciter à vous rendre là-bas, qui vous renverra ailleurs encore, et on  peut en une heure s'être baladé chez pas mal de monde et avoir lu quantité d'informations. Hier, j'étais venue fouiner dans les archives de blog à part, petite émission (2 minutes et des briquettes) sur les blogs de France Inter. J'y ai trouvé une chronique d'A Boussageon  présentant le blog de Maître Eolas, un avocat parisien qui plaide au pénal.
Alors je me suis plongée dans le blog de l'avocat et je suis tombée sur l'affaire Guillermito (voir aussi cet un autre site de Maître Eolas).
De fil en aiguille, je suis arrivée sur encore un autre blog qui lui-même renvoie sur l'explication par Guillermito himself de son pb.
Guillermito, je le connais, oh un tout petit peu, pour avoir "échangé" avec lui sur une liste de sécurité informatique. Un gars toujours clair, net, concis, pro quoi. Et paf, voilà que j'apprends qu'il est devant un tribunal pour avoir démontré une faille de sécurité d'un logiciel !
Je ne saurai trop que vous inciter à vous rendre également sur ces sites, histoire de comprendre les enjeux. L'inexpertise de la population est utilisée aujourd'hui pour mettre le marketting loin devant la réalité des choses. Un expert, aussi bon soit-il (et Guillermito à mon sens est juste excellent) ne peut se faire entendre face à un groupe financier puissant, qui plutôt que de reconnaître ses faiblesses et les corriger attaque le "coupable" devant les tribunaux et si j'en crois ce que j'ai lu, ne se gène pas pour le diffâmer.
Ils feraient même la chasse aux articles parlant de cette affaire. On verra bien si ce blog d'une quarantaine de visites par jour les indisposera (faudrait vraiment qu'ils soient tartes).

Et j'ajouterai, au risque de vous énerver, de ne pas baisser les bras, parce que le sujet est technique. On est actuellement par exemple, en train d'imposer petit à petit le vote par machine électronique. Il est très difficle d'en trouver des critiques sur le net, et je vous mets le lien dès que je le retrouve (c'était celui de padawan, le seul critique, facilement trouvable, à l'époque de l'expérience de Brest). Mais les objections sont intéressantes et à mon avis pertinentes.
S'agissant de technologies, les gens ont l'air de s'en foutre et sont près à accepter n'importe quoi, sous le prétexte qu'ils n'y comprennent rien. Et c'est bien dommage !
Il faut réagir !

Rectification : la machine a voter fait désormais l'objet de nombreuses critiques sur le net. On en a fini apparemment avec la présentation béate ...
Article sur la macine à voter à suivre ... => C'est fait !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires
C
Ca coûte moins chère au groupe financier de nier les failles que d'essayer de les résoudre. Donc comme, par définition, le but d'un groupe financier est de faire de l'argent, ils se fichent pas mal des failles. Ils préfèrent vendre des produits mauvaises qualités que des produits irréprochables (coût moins élevé). D'autres parts, s’ils attaquent les gens qui démontrent les failles de leurs systèmes, c'est à se demander s'ils ne préfèrent pas que l'on profite de ces failles (ce n'est pas forcément le premier qui rend publique la faille, même s'il l'a découvert par lui-même, qui a découvert celle-ci en premier). Qu’il y ait des failles dans un programme, cela ne m’étonne pas outre mesure à cause de la complexité de celui-ci. Mais le bon sens voudrait que quant une faille à été révélée, l’éditeur donne gratuitement (c’est peut être la le mot qui blesse) une mise à jour de son logiciel. D’autre part, si on achète un logiciel qui est sensé empêcher de se faire pirater et que celui-ci ne fonctionne pas, n’y a t’il pas un préjudice a l’égard à l’utilisateur (pour moi, c’est comme si j’achetais une voiture et qu’elle ne marche pas). Dans ce cas, que se passerait-il si quelqu’un attentait une action en justice contre le fabricant ?<br /> <br /> Oui, je partage entièrement ton analyse, et moi aussi je trouve qu'une faille démontrée devrait pouvoir servir au consommateur trompé à se retourner contre la société qui a vendu un produit  inefficace. Mais la société se défendra en prétendant que l'acte de piratage n'est pas du à la faille, mais à la mauvaise utilisation de son logiciel. En France, quand on accuse, faut prouver (surtout si t'es un pioupiou contre des puissants) et au final tu l'as dans l'os, parce que comment prouver une chose pareille ???Ils seront relaxés au bénéfice du doute, sauf si un pourcentage élevé d'utilisateurs se rassemble prouvant par le nombre que l'hypothèse de la mauvaise utilisation a du plomb dans l'aile.
Répondre