Colorado - Grand Coin par Plaine d'Affouche

Publié le 15 Avril 2007

Ce jour-là, nous aurions du faire  : Grand-Coin, crête de Dos d'Ane, Plaine d'Affouche et ressortir par Colorado. Seulement voilà, ça nous obligeait à passer la route du littoral avant 6h30, heure à laquelle elle est censée être fermée au public. Hors, cela voulait dire un départ 6h00 tapante du parking du Chaudron, et surtout un rassemblement vers 5h30. Cela aurait fait une nuit bien courte ! Du coup, il a été décidé que nous ferions la randonnée dans l'autre sens, en partant de Colorado.
Pour moi, ce sens-là était une première, et j'avais déjà pas mal oublié la topologie du sens inverse. J'y suis donc allée fleur au fusil.
Le Colorado se reconnait de loin, grâce à sa station météo et sa sphère blanche. Le chemin commence derrière cette station. Top -départ à 7h00.

 
 
Nous commençons par emprunter un chemin forestier qui monte et qui descend. Dans mon souvenir, il  était bien plus court. Un panneau indique un 45 mn jusqu'à la fenêtre. Je suppose que cette fenêtre, c'est le chemin qui part vers le Guillaume à la croisée. Nous prenons quant à nous en face. Nous voici donc à grimper dans les goyaviers. Le sol est recouvert d'une fine pélicule humide. Je me dis, que finalement, on a de la chance. Dans l'autre sens ça aurait été un peu casse-gueule. 
  
Là je remarque les effets payant du club de sport : j'ai des bonnes jambes, malgré que ça grimpe en permanance. Juste avant d'arriver sur la route forestière de la Plaine d'Affouche, nous progressons dans un terrain plus sec. Sur notre droite la mer. Bientôt nous apercevons ladite route.

 
Photos JiPi
Photo JiPi

Nous finissons par arriver au kiosque de la route forestière de la Plaine d'Affouche. Il y a déjà du monde en train de cuisiner : il est 10h. Les premiers arrivés sont déjà là depuis un moment. Il repartent tandis que nous nous restaurons un peu. Devant nous : ça grimpe. Encore.
 
Avant de commencer l'ascension, je prend la vue que nous avons sur place, à notre gauche. En face, un chemin est interdit pour cause d'éboulement, et il est vrai qu'il y a des galets partout.

 

Au tout début de l'ascension nous croisons cette jolie fleur, mais je ne connais pas son nom.
  
Photo JiPi

Nous finissons par rentrer dans la réserve de la Roche-Ecrite. Nous sommes dans un terrain qui monte et qui descend sans cesse. Globalement, on grimpe, et ça finit par se sentir au bout d'un moment. Déjà 3 heures de grimpette avant la Plaine d'Affouche et là, rebelotte. Les jambes commencent à tirer. La fatigue devient générale. Arrivés au sommet, nous avons une vue superbe sur la ville du Port.

 
  
Mieux encore, sur notre gauche se dessine la silhouette familière du rhinocéros de Marla. Mais si, là au milieu, vous ne voyez pas un rhino ? Dans le creux, c'est le col du Taïbit.
  
A 12h30, j'arrive dans les derniers à la bifurcation vers la Roche Verre-Bouteille et Grand-Coin (noté à 1h30). C'est là que nous allons pique-niquer. Il était temps. J'en pouvais plus !
Lorsque nous repartons, nous avons toujours sur notre gauche, le Taïbit.


Pour la première fois depuis que je randonne à la Réunion le rein de Dos d'Ane est parfaitement clair. On voit parfaitement bien le vide de part et d'autre, et on se rend parfaitement compte comme c'est étroit par endroit. Jusqu'ici, j'avais toujours eu un des deux cotés dans le brouillard. Là je dois dire que ça m'a impressionné. Randonnée à éviter absolument pour les personnes sujettes aux vertiges. Moi je suis juste impressionnable. Avoir quelqu'un devant moi me suffit pour passer sans trop de problème. J'ai quand même hyperconscience que ce n'est pas le moment de trébucher.
Depuis la fin du repas, nous descendons. Avec les jambes fatiguées et un terrain caillouteux, il faut redoubler d'attention. Sur notre droite, Dos d'Ane est dans l'ombre. Pas nous, nous avons le soleil depuis le matin et j'ai - malgré la crême solaire - les bras qui chauffent.
Lorsque que nous apercevons la Roche Verre-Bouteille (photo de droite), la fin de la randonnée est proche. Nous prenons à droite sur Grand-Coin et il ne reste plus qu'une dernière petite descente.
  
 
     
Il est 16h lorsque j'arrive au bus. Je suis bien contente. Mais je trouve quand même que dans ce sens là, la randonnée est très physique. D'un autre coté, c'est plus joli, car il a du paysage à voir en fin de marche, au lieu d'être coincé dans les goyaviers !

Rédigé par Annie

Publié dans #La Réunion

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b. 15/04/2007 21:05

Merci pour le récit, et comme d'hab bien illustré. Nous tâcherons de passer par là ... à notre rythme . Dimanche prochain, n'oubliez pas l'heure d'ouverture des bureaux de votes . Parce que se caler sur les heures de fermeture c'est plus risqué, à nos âges ...
b.

Annie 16/04/2007 04:36

Eh bien notre club a exceptionnellement programmé sa marche du mois le samedi au lieu du dimanche. Car nous partons toujours avant l'ouverture des bureaux de vote (au plus tard 6h30) et que rien ne peut nous garantir un retour à temps, la Réunion étant championne en génération spontannée d'embouteillages. Du coup, on a choisi de marcher la veille.Cett-fois ce sera Ilet-Alcide - Sans-Soucis. J'espère que ce sera vrai ;-)Bonne balade à vous.