L'aventure immobilière

Publié le 7 Juillet 2013

Nos plans d'épargne logement étant arrivés tous les deux à échéance, la question de ce qu'on allait en faire s'est définitivement posée. Moi j'avais contracté ce truc des années en arrière, alors que j'étais célibataire, histoire de chercher un jour un chez moi. Pendant tout le temps où j'ai vécu seule, il y a avait de quoi désespérer : à ma portée des studios, alors qu'au même moment je vivais dans un petit chalet, type T3, avec de bons volumes, sauf pour la cuisine (du style à deux à l'intérieur, ya embouteillage), et quasiment pas de terrain, mais ça c'est de l'entretien en moins ;-) Bref, locataire d'un mignon petit lieu à vivre, au calme dans une impasse, avec des voisins charmants et serviables. J'avais fini par me dire, tant pis. Je serai locataire toute ma vie. Je ne vais pas aller m'enterrer dans un mouchoir de poche juste pour la sensation de posséder quelque chose.

Et nous avons été deux. Petit à petit, on s'est trouvé à l'étroit dans le T3 : manquait au minimum un bureau et quelques espaces de rangement. Déménagement en vue, mais puisqu'on avait fini nos PEL, on n'allait pas changer pour à nouveau louer. Et l'aventure immobilière a commencé. Mais à voir le marché, on a finit par se demander si finalement on trouverait chaussure à notre pied une maison à notre goût.

Les premières visites nous ont quelques peut refroidies : on a vu des maisons dans un état, des conceptions hallucinantes, bref, des endroits que dès que tu les vois, tu sais que c'est pas là que tu veux vivre. Les prix demandés par rapport à la quantité de travaux qu'il restait à faire était insensés - de notre point de vue, bien évidement. Il n'y en a qu'une qui était correcte, mais le dallage extérieur était complètement pété. Ça à la rigueur, on aurait géré, mais la cuisine, c'était kifkif par rapport à chez nous et là, ça n'était pas possible. Dans notre maison rêvée, dans la cuisine, on peut y bouger. Se réfugier dans le salon pour la découpe ou la pesée : terminé.

Du coup ne voyant rien venir, même dans la maison à retaper, on a commencé à visiter des terrains. Et là, on s'est vraiment mis à rêver. On avait trouvé un coin sympa dans les hauteurs, un 777 m2 à un bon prix. Et puis patatra, lorsque les premiers devis sont tombés,  les nécessités de terrassement dus à la pente qu'on avait sous-estimés nous ont mis hors budget. Projet stoppé en plein vol, alors qu'on s'était énormément projeté. Grosse déception. Gros regrets. On repartait à zéro.

On a visité un autre terrain. Pas mal non plus. Avec un projet global dans nos prix et même en dessous. Assez contents. Prêts à y aller. Mais entre temps, j'avais relancé l'épluchage d'annonces, et nous sommes finalement tombés sur une maison avec les volumes souhaités, un état impeccable et un prix dans les clous.

Difficile de lâcher tout de même l'idée d'une maison totalement à notre goût, via la construction. Puis on s'est rappelé pourquoi on s'était tourné vers cette solution : parce qu'on ne trouvait rien, et là on avait trouvé. En mettant dans la balance les délais, les soucis supplémentaires, le choix a été vite fait. On a fait une proposition pour la maison. Et on va chez le notaire la semaine prochaine. Les seuls qui peuvent nous arrêter maintenant, ce sont les banques. Pour les avoir consulté il y a un ou deux ans, je serai étonnée (et fâchée) d'un rejet.

Suite au prochain épisode.

L'image qui illustre cet article est un essai sketchup pour notre maison des Hauts qui n'est jamais sortie de terre.

 

Un petit coup de sketchup

Un petit coup de sketchup

Rédigé par Annie

Publié dans #Tranche de vie

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